Cela fait froid dans le dos : cinq distributeurs européens de premier rang sont pointés du doigt par le réseau international de syndicats et ONG "Clean Clothes Campaign" (CCC), qui les accuse de pousser les fournisseurs à outrepasser le droit du travail en dépit de la lutte affichée des enseignes contre celui-ci. Ce rapport accablant intitulé "cash" prouve par A+B que les grandes enseignes s'enrichissent en maintenant dans la pauvreté les fournisseurs qui travaillent pour eux.
Lire le « Elle » de cette semaine, nous a mis de méchante humeur...
Pourquoi ? Parce qu’à la Une la rédaction nous annonçait vouloir vivre autrement (durant 60 pages tout de même) en changeant ses habitudes et en aimant la planète.
Or en guise de changement la rédaction nous recommande d’acheter toujours et encore les même marques, celles qui ont un bon service de presse sans doute, celles encore qui consacrent une part importante de leur budget à de la publicité dans des magazines féminins…
Pourquoi dans un numéro placé sous le signe de l’écologie et sur une page annonçant fièrement : « cette semaine on est100 % vert « trouve t on (avec des marques effectivement éthiques), une tenue de StellaMcCartney, un sweat de Gas une combinaison de Christophe Lemaire ou un short Wrangler qui n’ont rien à voir avec le sujet ?
Il est vrai que le terme « vert » est suffisamment imprécis pour être un mot valise un peu fourre-tout et ambiguë, l’essentiel étant qu’il fasse vendre.